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Serge PRIOUL poèmes extraits de « Faute de preuves »

avril 14, 2018


Les mots d’enfance
Te viennent comme la craie sur le tableau noir
Ils frottent et ripent et claquent comme un point

Merveilles du blanc et noir

Les mots d’enfance ont tout plein
De poussière dans leur traîne

Et de ceux d’aujourd’hui en robe de deuil
Tu n’attends rien
Rien d’autre encore
Que le chant de l’enfance

.

Elle est si simple la place du mot

Un blanc où ne rien mettre d’autre
Un mot de trois lettres
Un de huit
Au-delà
On sera dans la marge

.

Près du bassin
Un SDF dort
Cuite en cuve sans remord
Des hommes déplient des nacelles
Des guirlandes
Des fils des boules et des couleurs
Noël approche

Et dans la ville forêt
Tout n’est que bruit et silence
Et suit la courbe juste
De ton étonnement

.

Tu aimes bien les chiens errants
Quand ils déchirent les sacs poubelles
Aussi rebondies que leurs flancs sont creux

Le regard craintif qu’ils jettent est le même que
Celui de l’homme qui a faim

Il faut bien en face regarder les chiens

Tu aimes les chiens des rues qu’on
Ne rencontre presque plus
Parce que les poubelles ont porté plainte

Une race s’est éteinte
Race errante
De chambre à gaz

Reste les rues les bourgeois les poubelles
Et quelques hommes
On finira bien par tout nettoyer

.

©Les Carnets du Dessert de Lune, 2017

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One Comment leave one →
  1. Estelle Fenzy permalink
    avril 20, 2018 11:24

    Un très beau recueil !

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