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Aimé Nouma : Les pleurs du Mâle

avril 12, 2013


2013-03-20 19-03-09

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2013-03-20 18-58-21(1)

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Des extraits :

« J’ai toute la panoplie du buteur, tête, gauche, droit comme dans du beurre
A domicile comme à l’extérieur, tous les dimanches, j’relève mes compteurs… »
(extrait de : La panoplie du buteur)

-« Sans filet , sans me défiler et sans un flêche
sans savoir où j’m’étais paumé j’partais à ma recherche… »
(extrait de : A 19 printemps)

-« Comme dans un film noir, genre Melville ou Godard
au fond d’un bar j’ai touché ma part… »
(extrait de : Mon fils en danger)

-« Laissez-moi vous parler d’un JOURDAIN, un QUATRE-SEPTEMBRE après l’ère GLACIERE
où quatre SAINT PLACIDEs mais PASSY VOLONTAIRES furent par une PORTE DOREE… »
(Extrait de : Les Légendes)

-« J’ai tiré et fait beaucoup de coups dans ce quartier
peut-être pas quatre cents ni même la moitié… »
(Extrait de : Le Gonze du 11)

-« Puis je suis revenu à Barbès sans complexe
pour y écrire mes lettres de noblesse… »
(Extrait de : Le Big Boss de Barbès)

-« Elle me supposait préposé à voir vieillir ses jours
indisposé, je m’opposais à m’unir sans amour… »
(Extrait de : L’Engagement)

-« Le service après-vente, la maintenance dépassait encore mes compétences
alors, stoïque, hiératique, je payais au prix fort les conséquences… »
(Extrait de : Fils d’Aphrodite)

-« Odéon, carrefour théâtre des émotions
un skateur blond cause l’attraction…  »
(Extrait de : Sein Germain)

-« J’cheminais sur le Boul’Mich avec mon ami english
nommé Mitch, Mitch Parish, à la fontaine place St Mich… »
(Extrait de : Mitch Parish)

« C’est vrai que c’est moche ces doigts avides qui piochent
sans peurs et sans reproches dans les poches, les sacoches… »
(Extrait de : La tire dans le trom)

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LE GONZE DU 11

La première fois que j’ai mis les pieds dans ce quartier,
il y marchait encore des tas de vieux petits métiers:
Remouleur, Coutelier, Ramoneur, Vitrier!
que tout nouveau parigot, je découvrais grâce à Charlotte:
une belle black bimbo, chaude, super hot
avec laquelle je faisais la bête à deux dos,chaud duo
en haut de la rue de la Roquette.Donc à l’aise dans mes baskets
je ramonais ma fraise dans le quartier et c’était chouquette:
Trop chouquette, même les vendredis, ces jours bénis-maudits
où du début de la soirée jusqu’au fin fond de la nuit;
d’incessants et assourdissants cortèges de motards:
Gros cubes, bécanes trafiquées,scooters,
bleues ,pétrolettes,solex et side-cars
vrombissaient et pétaradaient de loin en loin , de proche en proche
pour venir faire la bamboche sur la place de la Bastoche .
Bamboche qui consistait à chiner des pièces motos à bas prix
et à tourner toute la nuit à grand bruit autour du pauvre génie assourdi .

Je suis un gonze du 11 par adoption
ça c’est pssé sans préméditation:
Le triangle Bastille, Voltaire , Nation
est devenu comme qui dirait ma pension.

Avec Charlotte , je ne faisais toujours que passer
baisser sa culotte, l’aimer, l’aimer puis tracer
vers des coins moins bruyants, plus modernes
pour tâcher d’y étancher ma soif d’aimer jamais en berne.
puis les hasards de la vie, les doux yeux d’une Susan,
ses formes, son minois joli et sa flamme partisane
ont fait qu’après quelques temps… Un ou deux ans
je reprenne mes quartiers dans l’arrondissement.
Passage Thiérré pour être plus pré-cis
donc toujours tout près du génie
qui cette fois prê-tait l’oreille à notre idylle jours et nuits
car les temps avaient changé,le 11 s’était mis à bouger
avec comme nouveau son de cloche,
un projet d’Opéra place de la Bastoche.
Fini ! Obligé terminé !
Les raids de motards et les tas de vieux petits métiers,
Les loyers- loi de 48 avec WC- toilettes sur le palier.
Le prix du mètre-carré devait grimper raide dans le quartier
car démarrait le règne des commerces et des gens branchés.
Lofts, ateliers, duplex, triplex s’achetaient même à l’arraché.

Je suis un gonze du 11 par adoption
ca c’est passé sans préméditation
le triangle Bastille-Voltaire-Nation
est devenu comme qui dirait ma pension.

J’ai tiré et fait beaucoup de coups dans ce quartier,
peut-être pas quatre-cents ni même la moitié ,
mais j’y ai vécu amours et amitiés,
y ai pris mon pied et y ai pris pied.
Big Up à la Big Linda de la rue Sedaine
ce haut lieu d’une diaspora juive tunisienne
qui a vu l’Empire du Milieu ,semaine après semaine
s’approprier les lieux, les murs , le domaine.

Je suis un gonze du 11 par adoption,
ça c’est passé sans préméditation:
Le triangle Bastille-Voltaire-Nation
est devenu comme qui dirait ma pension.
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Les légendes du métro

Connaissez vous les légendes et les mythos urbains
qui circulent jours et nuits dans le métro parisien

Allez laissez moi vous parler d’un jourdain
un quatre septembre après l’ère glacière
où quatre saints placides mais passy volontaires
furent par une porte dorée du ciel renvoyés sur Terre
la porte d’orleans menant par un tout petit chemin vert
un sentier secret sacré débouchant quelque part « plop » en Europe
et où? au doux pays d’Anatole france…mais non pas à St Trop
non Issy à Paris, belleville de plaisance et de résidence par Exelmans

quelle chance , quelle bonne nouvelle pour la France et les franciliens
que ces quatre saint mandé(s) en haut et richelieu pour renouer des liens
rétablir un pont-neuf entre les cieux et les parisiens qui en avaient bien besoin
Un facétieux félix faure dont ne sait quelles infos célestes prophétisait
qu’ils venaient pour sortir les filles du calvaire de devoir nous la faire à l’anvers
c’est à dire jouer les sainte nitouche, l’oie blanche ou la dame de fer
et qu’une fois la défense d’être sincère levée saurait s’instaurer
concorde et gaité entre les hordes des parigots moins énervées
de pouvoir exister en totale liberté

En fait c’était quatre saint paul_iciers , back dans notre bel-air vicié
pour exorciser comme disait st georges V ou VI cité devenues coupe-gorges
et aussi pour superviser une exceptionnelle assemblée nationale
rassemblant toute la république :Le pasteur, le cardinal le moine
le marchand du temple,le cadet de l’école militaire,l’opéra-teur du télégraphe
, quelques maraîchers émissaires de la maison blanche et même madame la poissonnière
Une convention bien plus que nationale, quasi universelle
car retransmise en direct dupleix du ciel grâce à Saint marcel
On y annonçait aussi de jeunes et belles abbesses,
semble t’il endiablées, qui dit-on dansaient denfert

Donc quatre simplon-gés dans notre uni-Vert galant décadent
Couronnes de lumière immergées dans nos métro-boulot-dodo de pantin(s)
L’église ou la porte!
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Le blog d’Aimé Nouma
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