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Les poètes vivent toujours d’autre chose

mars 29, 2013


À un responsable de festival qui m’avait gentiment invité, je demandais pourquoi les poètes n’étaient pas payés alors que les musiciens l’étaient.
La gentille personne m’a répondu cet aphorisme terrassant, « Les poètes vivent tous d’autre chose… » et ajoutant l’ignorance crasse à l’inconscience brutale, elle ajoutait : les musiciens, eux, ne peuvent pas vivre d’autre chose, ils doivent travailler leur musique.
Chacun le sait, un poète possède une muse, perchée sur son épaule, qui fait des « gloung gloung… » avec sa lyre et lui dicte ses poèmes.
Pour les responsables de ce festival, il ne saurait être question de travail d’écriture, de temps de recherche, d’élaboration, de travail sur la langue, etc… l’idée qu’un poète puisse souhaiter vivre de son écriture est un fantasme ignorant des réalités économiques.
Je ne cite pas ce festival en particulier, subventionné par un conseil général, un conseil régional, parce qu’au fond, il n’est pas pire que bien des lieux accueillant des poètes. Il est de respectables institutions, des « maisons de la poésie » vivant d’argent public, avec locaux et personnel dûment payés (c’est normal, d’ailleurs), des bibliothèques publiques vivant à 100% d’argent public, qui pratiquent la même exploitation sauvage.
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