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poèmes de VINCENT

mars 27, 2013

Lorsqu’elles partent

Il coule du sang de ton regard
On a violé ton âme
Dévoré ton cœur en riant
tu te demandes
Ce qui te rend fou
Tu connais les réponses
Tu refuses de les entendre
Tu cloues ton bonheur
Sur la porte de ton enfer
Personnel
Le room « sévices » t’apporte
tes souffrances sur un plateau
D’argent
Tu voudrais courir au bout du monde
Mais là bas aussi,
Tes larmes videront tes veines
.
.
.

Le souffle chaud d’une putain sur le bout de ma queue

Il arrive que la solitude noie mon cœur
Mon âme et mes yeux

Emporté par le besoin d’une autre
Je me demande si je pourrai
Simuler le grand Amour
Comme si de rien n’était
Avec une qui, jour après jour
Resterait une inconnue

Où si parfois, j’aurais besoin
Du souffle chaud d’une putain sur le bout de ma
queue
Pour tenir le
coup
.
.
.

5:44 du matin sans une goutte d’alcool dans le sang

J’écoute en boucle Balbino sur l’ordinateur
Je lis des poèmes
j’ai envie d’écrire des poèmes
Pas une goutte d’alcool dans le sang,
J’ai vu des vieux potes ce soir
L’un a bu de la bière et a vomi
D’autres ont été se coucher tôt
Un autre ne boit plus
Et moi, quinze jours sans un verre
De vodka
Pas les mains qui tremblent
Fier de moi, mais je sais que je
Suis encore capable
De boire ma bouteille sans ciller
Avant d’aller brûler mon âme
Pour les beaux yeux d’une
Serveuse trop jeune
Pour moi
.
.
.

Je trouve les dentistes et les gynéco plus cool que les proctologues, mais c’est une opinion personnelle

La brune a dit tu ronfles comme un vieux
Phoque
Et j’ai pris ça bien, mon nez a bien du
Être cassé huit fois au moins et
Je dois le faire remettre en place
Pour la troisième fois,
Je dois juste trouver un bon
chirurgien, mais les bons docteurs
Sont un peu comme les mécaniciens
Honnêtes et je dois aussi aller
Faire
Vérifier mes intestins, et pour
Ce
Faire
ils vont me
Planter un truc dans le cul, je dois
Être vieux jeu, j’appréhende.
Ma prise de sang doit être bonne
La doctoresse n’a
Pas appelé
Ça fait chier de vieillir
Je roule trop vite
Vers les quarante trois balais,
vendredi une fille de 20 ans
m’a dit : je suis jalouse, et
Je ne sais pas si c’était vrai,
Mais si oui, je sais que ça ne durera
Pas, si elle me veut, elle m’aura
Et ensuite je deviendrai
une marche de plus de franchie
dans l’escalier de sa vie,
dehors, ils sont toujours aussi
dingues, je me demande ce que sont
Devenus les héros, les rebelles,
les déviants, il n’y a plus que
Des violeurs, des terroristes et des
Homme politiques, le monde empire
Le monde n’est plus mon empire
J’ai besoin d’un amour et
Je n’aurai pas aimé faire banquier
Ou
Avocat
Ou
Député
Ou
assureur, mais j’aurai du,
Le mensonge est toujours un bon moyen
de parvenir à ses fins
.
.
.

Le soleil d’hiver ne réchauffe pas les coeurs brisés

Celle-là s’était enfuie en catimini de
Chez son ex qui la martyrisait, abandonnant
la plupart de ses affaires, de peur qu’il ne surgisse
au cours de son coupable déménagement,
Mais quand elle part de chez moi, elle prend
tout son temps et embarque la friteuse et
Le robot mixer car je suis un type gentil
Et généreux
Tandis que je reste avec le coeur cassé
Pour de bon
Et la blonde aux yeux bleus déclare que
Ça ne le fera pas entre nous, que
Je parle trop de cul, que je suis vulgaire
Et malsain mais son nouveau mec
La trompe durant des années
Et finalement, maintenant
Qu’ils ne sont plus ensemble lui et moi nous sommes
Copains et je crois bien qu’elle a toujours
refusé de lire un seul de mes poèmes, peut-être
a-t-elle eu peur de changer d’avis sur
ce qu’est
vraiment
ma
folie
et la brune avec ses cheveux au milieu
Du dos m’appelle et m’annonce “je suis devenue
Une chienne dans un plumard,
ça plait à mon homme, je lui ai avoué
que c’était grâce à toi et
ta façon d’être et de parler, alors il ne t’aime pas
mais je te remercie de m’avoir libérée”
et en l’écoutant je songe que je suis peut-être
malsain
mais
je n’y crois pas plus que ça, elle a l’air
tellement amoureuse et heureuse
et
la fille au dos entièrement tatouée un jour me
demande
“pourquoi tu ne m’as jamais invitée à Barcelone
quand tu vivais las-bas ?” et la brune un peu folle
fait “oui oui oui” quand je la fouille contre
un mur blanc lors d’une nuit froide de
février et la brune
qui se dénude sur le net pour de l’argent
porte encore ses vêtements quand
elle me donne son numéro et dit
“appelle-moi quand tu viens à Prague, tu
vas me manquer, tu es fou et drôle”
et d’autres pensent qu’il faut me fuir
mais moi je connais certaines réalités,
au loin il y a des guerres et dans nos rues
des êtres humain crèvent de faim et de froid
abandonnés dans l’indifférence
générale, nos dieux laissent les hommes s’entretuer
et violer la femme du voisin, celle qu’il ne faudrait pas
convoiter, abattez-moi si ça vous chante mais
je ne me sens pas indécent, j’ai
juste un peu moins de chaines autour de l’âme,
ce qui fait que ce soir le téléphone ne sonnera
pas, la liberté les effraie comme le loup
dans le jardin, mais je sais qu’un matin,
les fleurs renaitront
et leur sourire m’appartiendra, un jour
le battement désordonné qui agite ma poitrine
cessera mais je vivrai éternellement
.
.
.

Se brûler jusqu’à ce que les cicatrices recouvrent les marques que les chaines ont laissé là

17H50, mes paupières offrent au jour
le vert de mes yeux fous au bout de
trois jours d’alcool, trois jours où
la vodka est la beauté du diable
versée dans mes veines

sur le sol trainent sans aucune trace de
culpabilité
mes fringues éparses
Une capote usagée et son emballage.
Plus tôt dans l’après midi, j’ai ramené chez elle
une brune
avec laquelle je rigole bien

Des flash
Comme des balles perdus dans les méandres
De mon cerveau apparaissent, disparaissent,
Il y a eu trop
d’alcool, (il y a toujours trop d’alcool)
des bandaisons molles

tellement de folies

Trois nuits parées de rires à embrasser et courir
après le vent en étant assez fous pour croire
qu’on pourrait l’attraper.
La dernière, j’étais avec la brune
Sur la terrasse d’une discothèque (il m’est
déjà arrivé de lécher
des seins ici)
elle me montre du doigt à une gamine et
Lui demande ce qu’elle pense de moi
il a l’air très bien votre ami
moi, effaré je regarde la brune, tentant
vainement de faire passer un message visuel
elle ne comprend
pas tout de suite, puis
Soudain, elle réalise, mais tu as quel âge ?
Seize ans répond la gosse en tirant sur une
cigarette, avec mes amis, on ne devrait pas être là,
on n’a pas ’âge
Pour rentrer en boite.
on discute deux minutes tranquillement
avec elle et un de ses potes,
(La brune s’excuse), puis on les laisse
à cette jeunesse qui ne nous
appartient plus.
On rigole tous les deux de l’incident
avant de passer à autre chose

Plus tard, dans les toilettes, moi je pisse,
La brune se fait un rail de coke, tu en veux Vince ?
Non, je fais toutes les conneries
De la planète sauf la drogue, elle se marre,
Je remballe ma queue, elle aspire la mort
par le nez, on sort comme si on venait
de baiser, ceux qui attendent nous haïssent
ou nous jalousent, on ne sait pas bien, on s’en
fout
Nous sommes libres

Je branche une blonde que je connais comme ça,
tu veux faire un plan à trois ?
La blonde embrasse la brune en premier, sa bouche
Trouve la mienne, retourne sur celle de la brune.
Je la croque ta copine et je te croque toi aussi
Mais pas ce soir, j’ai mes règles,
je vous croque tous les deux
mais je préfère elle

Totalement à l’envers nous quittons l’endroit
Dehors, nos deux corps collés l’un à l’autre rebondissent
de mur en
Mur, nous trouvons un porche en retrait de la
Rue et décidons qu’il sera notre château de
cristal,
nos langues
nos mains entrent dans un jeu endiablé, j’entends un bruit de moteur
je penche la tête pour mater
derrière l’angle du mur et j’aperçois une voiture
de police qui patrouille, violant la nuit
du
bleu
de
son
gyrophare, je ne sais ce qu’ils cherchent
mais ils ne nous trouvent pas, quelques
minutes passent et nous voilà
elle,
le haut du corps
perpendiculaire au mur, le cul
tendu,
moi,
en train de prendre
maladroitement
Sa chatte avec ma queue à moitié tuée par l’alcool,
Je lui assène quelques fessées pour la beauté
du geste,
sans qu’elle s’en rende compte son bras
se pose sur la sonnette
de l’appartement
devant lequel nous baisons, une sonnerie
stridente retentit à l’intérieur, un chien aboie,
surement un Chihuahua ou un caniche,
il nous faut un moment
pour comprendre ce qui est en train de se passer
mais
nos rires
finissent par lui
répondre
On s’enfuit en se rhabillant plus ou moins
puis on revient
Car personne n’ouvre la porte,
On recommence, sans sonner cette
fois,

après

une fois la voiture
rejointe,

je déballe une nouvelle capote,
le jeu reprend, langues et caresses
vont de pair, je promets de ne plus
jamais
boire

(serment d’ivrogne)

on s’endort cul et bite à l’air
Sur la banquette arrière
Le froid nous vole au sommeil,

On arrive à la maison,
On se jette dans le lit, habillés sous l’édredon pour tenter
De se réchauffer,
quelques
Heures plus tard on se réveille
Arrête de caresser ma teucha, dit-elle avant
d’ôter son pantalon pour que je puisse mieux
caresser sa teucha

je la raccompagne sous ses fenêtres,
Je vois mon mec tout à l’heure, il vient me sauter,
Tiens j’ai envoyé un message à un amant dans la nuit,
Quatre bises en guise d’au revoir pour les voisins qui risquent
de regarder
Je reviens chez moi, je me couche, je m’endors,
J’ouvre les yeux, je me lève
nous sommes dimanche, il est 17h50, je me fais couler un bain

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Son recueil en vente ici
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Son blog


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