On dit de lui qu’il est plus célèbre en France et notamment du côté de Charleville-Mézières (F) où ses poèmes ont marqué les esprits. Maurice Pirotte, le poète, sculpteur, dessinateur, ancien critique d’art et auteur d’un roman, a passé le cap du siècle d’existence en silence à la maison de repos communale des Bastions à Bouillon.

Dans sa chambre où sont accrochés des tableaux d’artistes qu’il a côtoyés durant sa longue vie, comme par exemple Yvonne Tellier, Maurice Pirotte nous attend. Accompagné par son ami Guy Adam, un vrai fan des œuvres du poète, il tente de revenir sur les événements qui ont marqué son existence.

Grand prix littéraire de Wallonie

Maurice Pirotte a reçu de nombreux prix : un premier prix de poésie, le prix Phare, le Grand prix littéraire de Wallonie, un deuxième prix de poésie en concours international (Guadeloupe)…

«Pour moi, Maurice Pirotte représente un rayon de gloire sur Bouillon, avance Guy Adam qui en l’espace de dix ans, a permis que l’œuvre de ce poète ne se retrouve pas au parc à conteneurs : «Je suis entré chez lui, juste avant qu’il quitte sa maison sur les Remparts. Il y avait de grands sacs- poubelle. Ils contenaient toutes les œuvres de Maurice, près d’être expédiés à la poubelle! J’ai pu sauver le tout. Quand on parcourt les écrits on sent la nature à chaque ligne. J’ai retrouvé divers supports. Il n’était pas rare que Maurice écrive un petit texte agrémenté d’un dessin sur un carton de bière au café. L’humour ne le quitte jamais.»Lire la suite ici