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Printemps des poètes 2013 à Alger : entre poésie engagée et expériences sonores

mars 15, 2013

Source APS 15/03/2013


ALGER – Un récital de poésie réunissant des auteurs algériens et français a été donné, jeudi à Alger, à l’occasion du Printemps des poètes, une manifestation initiée en 1999 en France et placée cette année sous le thème « La voix du poème ».

Après avoir animé des lectures dans les Institut français de Tlemcen et d’Oran, les sept poètes invités se sont succédé à la galerie d’Art Bennaya (Alger) pour déclamer en français et en arabe des œuvres d’une grande variété de thèmes et de styles, de l’évocation de conflits politiques dans les pays arabes jusqu’à des préoccupations plus intimistes, d’une poésie lyrique et imagée en passant par des expériences plus sonores et proches de l’oralité.

Organisée en collaboration avec le Centre international de la poésie de Marseille, cette halte algéroise du Printemps des poètes a débuté avec l’ancien journaliste Brahim Hadj Slimane qui a lu avec un accompagnement musical des extraits d’un recueil publié dans les années 90 où il rend hommage à des figures de la poésie algérienne comme Kateb Yacine et Jean Sénac en évoquant avec mélancolie les années de violence terroriste à Alger ainsi qu’en multipliant les références nostalgiques de quartiers comme Belcourt ou la Casbah.

Il a ensuite enchaîné avec un poème intitulé « Boumerdès-Baghdad », une évocation lyrique de la désolation des paysages de Baghdad lors de la seconde guerre d’Irak (2003) et du séisme qui a frappé la ville de Boumerdès (50 km d’Alger) le 21 mai de la même année.

Sur un ton plus révolté et avec un style plus attentif à la musicalité des mots, Seif El Mulouf Sakta a lié ses propres questionnements existentiels et les luttes des peuples contre les injustices sociales et politiques à travers des poèmes en langue arabes où il salue « ces gens qui ne courbent pas l’échine même lorsqu’ils fauchent les blés ».

Les Français Anne Kawala et Jean-Charles Depaule ont exécuté, pour leur part, des performances poétiques centrées sur la puissance de la déclamation, les jeux de voix et de respiration, produisant ainsi des pièces proches des du mouvement de la « poésie sonore », rendue célèbre en France dans les années 70 par des auteurs comme François Dufrêne et Henri Chopin.

D’autres auteurs à l’exemple de l’Algérien Lotfi Nia et la Française Catherine Weinzaepflen ont également pris part au spectacle avec des poèmes marqués par des références à des poètes comme le Martiniquais Aimé Césaire chez le premier et l’introduction d’un lexique théâtral et cinématographique chez la seconde.

Les poètes invités donneront jusqu’au 21 mars, journée mondiale de la poésie, des lectures dans les Institut Français d’Alger, d’Annaba et de Constantine.

Crée en 2003 à l’initiative de l’ancien ministre Français de la Culture Jack Lang et du célèbre poète Français André Velter, le Printemps des poètes propose des lectures publiques dans plusieurs pays francophone.

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