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Jim Morrison, poèmes

février 6, 2013




Une Prière Américaine

Savez-vous la chaleur du progrès
sous les étoiles ?
Savez-vous que nous existons ?
Avez-vous oubliés les clés
du Royaume
Avez-vous déjà été mis au monde

& êtes-vous en vie ?

Ré-inventons les dieux, tous les mythes
des siècles
Célébrons les symboles des profondes forêts anciennes
(Avez-vous oublié les leçons
de la guerre antique)

Il nous faut de grandes copulations dorées

Les pères ricanent dans les arbres de la forêt
Notre mère est morte dans la mer

Savez-vous que nous sommes conduits aux
massacres par de placides amiraux
& que de gras et lents généraux sont rendus

obscènes par le sang jeune

Savez-vous que nous sommes gouvernés par la télé
La lune est une bête au sang sec
Des groupes de guérilleros roulent des joints
dans le carré de vigne voisin
thésaurisant pour la guerre sur le dos d’innocents
bouviers qui ne font que mourir

O grand créateur de ce qui est
accorde-nous une heure de plus pour
accomplir notre art
& parfaire nos vies

Les mites & les athées sont doublement divins

& mourants
Nous vivons, nous mourons
& la mort n’arrête rien
Nous poursuivons notre voyage dans le
Cauchemar

Accrochez-vous à la vie

Notre fleur passionée
Accrochez-vous aux cons & aux bites
du désespoir
Notre ultime vision nous a été donnée
par la chaude-pisse
L’entre-jambe de Colomb s’est

gonflé de mort verte

(J’ai touché sa hanche
& la mort a souri)

Nous nous sommes assemblés dans ce théâtre antique
& fou

Pour propager notre rage de vivre
& fuir la sagesse grouillante
des rues

Les portes ouvertes sont enfoncées (1)
Les fenêtres gardées
& seule de tout le reste

Pour danser et nous sauver
Avec le divin simulacre
des mots
La musique enflamme le tempérament

(Qaund on permet aux meurtriers du seul Roi
de rôder en liberté
un millier de magiciens surgissent
dans le pays)

Où sont les festins
qui nous ont été promis
Où est le vin
Le vin nouveau
(il meurt sur la vigne)

simulacre résident
donne-nous une heure pour la magie

Nous du gant pourpre
Nous du vol d’étourneau
& de l’heure de velours
Nous de la race du plaisir arabe
Nous du dôme solaire & de la nuit

Donne-nous une profession

Pour croire
Une nuit de luxure
Donne-nous espoir dans
La Nuit

Donne de la couleur
cent teintes
un riche Mandala
pour moi & toi

& pour votre maison
coussinée de soie
une tête, la sagesse
& un lit

Décret troublé
Le simulacre résident
t’a revendiqué

Nous avons cru
au bon vieux temps
Nous en profitons encore
Dans une moindre mesure

Les Choses de la Bonté
& un sourcil peu engageant
Pardonnent & permettent

Saviez-vous que la liberté existe
dans un livre de classe
Saviez-vous que des fous
dirigent notre prison
Dans une geôle, dans un cachot
Dans un tourbillon
blanc, libre et protestant

Nous sommes juchés la tête en bas
au bord de l’ennui
Nous cherchons à atteindre la mort
au bout d’une bougie
Nous essayons de trouver quelque chose
Qui nous a déjà trouvés

Nous pouvons inventer nos propres Royaumes
de grands trônes pourpres, ces sièges de luxure
& aimer il nous faut, sur des lits de rouille

Des portes d’acier enferment les cris du prisonnier
& de la muzak, grandes ondes, berce leurs rêves
Pas de fierté d’homme noir pour hisser les poutres
tandis que des anges moqueurs filtrent les apparences

Être un collage de poussière de magazine
Gratté sur les fronts de murs de confiance
Ceci n’est qu’une prison pour ceux qui doivent
se lever le matin & lutter pour de telles

valeurs inutilisables
tandis que des demoiselles en pleurs
étaient leur indigence & font la moue

paroles incohérentes pour
un personnel enragé

Oh, j’en ai assez de douter
Vivez dans la lumière de la certitude
Sudiste

Liens cruels
Les serviteurs ont le pouvoir
hommes-chiens & leurs viles femelles

couvrant de draps misérables
nos marins
(& où donc citez-vous à notre heure d’abstinence)

Traire votre moustache ?
où moudre une fleur ?
J’en ai assez des visages austères
Qui me fixent du haut de leur tour de

Télé. Je veux des roses dans
la tonnelle de mon jardin : pigé ?

Bébés royaux, rubis
doivent maintenant remplacer les
Étrangers avortés dans la boue
Ces mutants, nourriture de sang
pour la plante qu’on a labourée

Ils nous attendent pour nous ammener dans

les jardins désunis
Savez-vous la pâleur et les frissons impudiques
de la mort qui vient à une heure étrange
sans être annoncée, sans être escomptée
comme un invité effrayant et trop amical qu’on
aurait pris dans son lit

La mort fait de nous tous des anges
& nous donne des ailes
là où nous avions des épaules
douces comme des serres
de corbeau

Plus d’argent, plus de déguisement

Cet autre Royaume semble de loin le meilleur
jusqu’à ce que l’autre mâchoire révèle l’inceste
& le respect relaché à une loi végétale

Je n’irai pas
Je préfère un Festin d’Amis
À la famille Géante
.
.
.

JOURNAL DE PARIS (Extrait 1)

Déja tant de choses oubliées
Tant de choses oubliées
Tant de choses à oublier

L’idée de pureté une fois
née, tout était perdu
irrévocablement

Le Musicien Noir
dans une maison sur la colline

Il ya une anguille sous roche
Un squelette dans le placard

Désolé. Ca ne te concerne pas.

Un veil homme, la fille
. . de quelqu’un

Se lève
et nous voit, silencieux, dans la salle
au piano désaccordé et aux mauvais
tableaux

lui partit au boulot
sa nouvelle femme se pointe
.
.
.

JOURNAL DE PARIS (Extrait 2)

Arrivés nus
nous repartons meutris
pâte nue offerte
aux vers mous et lents
du dessous

Voici mon poème
je te le dédie
Grande bête craintive et fleurie

Grande épave parfumée de l’enfer

Terrible et bienfaisante maladie
peste d’été

Sacré bon dieu de trou du cul
Fumier de freak

Tu mens, triches
voles, tues

tu te saoules des eaux
grasses de la Folle
avidité Sudiste

tu meurs seul et complètement

De la boue jusqu’aux bretelles
Un nouveau venu dans tes
culottes

et qui cela peut-il être ?
.
.
.

BIENVENUE A LA NUIT AMERICAINE

.
Bienvenue à la Nuit Américaine
là où mordent les chiens
en quête d’une voix, d’un visage
. . . d’un destin et de gloire
pour être apprivoisés
. . . par la Nuit
dans le silence ouaté d’une
. . . . . . . . voiture luxueuse
Des auto-stoppeurs le long de la Grand-Route
.
.
.

L’ ESPOIR N’EST QU’UN MOT

.
l’espoir n’es qu’un mot
. . . quand on pense en termes
. . . . . . de Nappes
Le rire ne peut détruire
. . . sa drôle de sensation
. . . ni satisfaire notre
. . . . . . étrange désir
Des enfants naîtront
..
.
.

NOUS VIVONS TOUS DANS LA VILLE

.
Nous vivons tous dans la ville.

La ville forme souvent physiquement mais
inévitablement psychiquement un cercle. Un jeu.
Un anneau de mort avec le sexe à son centre.
Conduire jusqu’à la fin des banlieues. Au bout
découvrir les zones du vice sophistiqué et de l’ennui,
la prostitution des enfants. Mais dans la
boucle de suie qui netoure le quartier des affaires
diurnes existe la seule foule vie de nuit. Des
spécimens malades dans les hôtels miteux, des
pensions minables, des bars, des mont-de-piété, des
boîtes douteuses et des bordels, dans la lumière mortifière
des salles de jeux qui ne meurent jamais, dans
les rues, dans les rues des cinémas de nuit.
.
.
.

LE PELAGE VELOUTE DE LA RELIGION

.
Le pelage velouté de la religion
L’éclat du manche de couteau & de la pièce
L’univers de rouages organiques
ou microscope le mécanique
embryon en ^métal de la poupée
faisant grincé son rouage rouillé
Le cerveau est rempli d’horloges & de dressages
& de drains
Manche de couteau, sang épais
comme la pièe & l’étoffe
Qu’ils frottent & la peau qu’ils aiment
toucher
.
.
.

LE TEMPS RONGE COMME L’ACIDE

.
Le Temps ronge comme l’acide
Avec des yeux ternis
Tu vois le temps s’enfuir

Le visage s’altère tandis que le coeur bat
et respire

Nous ne sommes pas stables
Nous sommes une flêche en vol
Le total de nos angles variables

Dans la voiture, son visage se métamorphosa,
yeux, peau et cheveux demeurent
les mêmes. Mais cent filles
semblables se succèdent
.
.
.

SUR LES TROTTOIRS LES PIETONS ONT PRESSE LE PAS

.
. . . Sur les trottoirs les piétons ont pressé le pas
On se mêle au flot des passants. Soudain
les flics, en formation, boucliers de plastique
et visières, brandissant des matraques
longues et minces comme des baguettes,
déblayant la rue à contre-courant.
S’approcher ou se tenir à l’écart.
Les cafés rentraient les tables
empilaient les chaises les unes sur
les autres, tiraient les barreaux d’acier
parcs de sécurité. Sifflets à
l’arrivée des fourgons. Soldats
à moustaches. On quitte la scène.
Dans les yeux de la jeunesse une lueur de méfiance.
L’église. Une scène pastorale
avec guitares, tambours, flûtes,
harpes et amoureux. Après
Shakespeare & Co., les restaurants
et leur clientèle élégante, une rue
tranversale, le coin du Jazz
( Story-Ville) Nouvelle-Orléans
en miniature.
Des négros avec des chemises Africaines
Un orchestre de cuivres, musiciens de rue.
 » Fare well to my web footed friends »
La foule sourit, sautille et chante.
On passe. Boulevard Saint-Michel.
La Statue. La Seine. Feux de joie
des paperasses qui vrombissent méchamment,
Odeur de fumée. On s’approche plus près
encore plus près. Soudain des cris aigus
ululements de guerre indiens et la foule
se replie en courant. Pendant notre fuite,
ils nous attaquent par-derrière,
Ecrasés contre les tables des cafés.
Métro et Kiosque à journeaux – Une
fille est tabassée, ses cris. Je
n’entends plus les coups. Pluie. ( Un homme avec une bouteille )
Tu me retrouves à la manif

On se joint à des groupes sous les arbres
sous la pluie. Grands édifices publics.

Tu nous retrouves à la manif
.
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D’autres poems sur ce site
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