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Une cure de rajeunissement pour la poésie

janvier 7, 2013


La littérature et les arts évoluent avec le temps. Certains genres littéraires jadis très populaires sont aujourd’hui pratiquement oubliés mais ce n’est heureusement pas le cas de la littérature dans son ensemble. Si la littérature n’a pas encore été reléguée aux oubliettes à l’époque de la télévision, d’Internet et de la vidéo, si c’est une des activités humaines qui nous accompagnent encore au début du XXIe siècle, c’est qu’elle est capable de se transformer et de se renouveler selon les exigences des différentes époques et des différents publics. Une de ses dernières métamorphoses s’appelle le slam poésie, en anglais « poetry slam » ou le slam tout court, et c’est un genre mariant la littérature et le théâtre qui est capable de susciter même l’intérêt des spectateurs qui ne lisent jamais de poésie sous sa forme classique.

Bohdan Bláhovec est un des meilleurs représentants de la forme tchèque du slam poésie. Voici sa propre définition du slam qui peut néanmoins différer par certains aspects de celles qu’en donneraient d’autres adeptes d’un genre littéraire dont l’évolution n’est pas encore terminée :

« Les racines du poetry slam sont aux Etats-Unis. Au fond, il ne s’agit pas d’un genre mais d’une plateforme définie par un certain Marc Smith qui a donné aux gens, au public des soirées de poésie, la possibilité de voter. Il a confisqué aux poètes leurs papiers et les a laissé vivre leurs textes, les jouer d’une certaine façon, les incarner. Ce qui fait
la différence entre le poetry slam et la lecture publique c’est que l’interprète de slam devrait incarner le texte. Au fond, c’est une soirée de textes d’auteur présentée sous forme d’un concours. »

Bohdan Bláhovec est un poète mais aussi un réalisateur de films documentaires et il constate qu’il y a plusieurs aspects communs entre le slam poésie et ce genre de cinéma. Dans les deux cas l’auteur doit réagir d’une certaine façon à la situation momentanée et prépare aussi une sorte de charpente de son discours, une idée et un thème qu’il désire développer. Et Bohdan Bláhovec de remarquer que les deux choses, la prestation sur scène et le tournage, ne peuvent pas être préparées en détail, qu’on ne peut pas les répéter et que l’auteur est donc incessamment obligé de s’adapter à ce qui se passe autour de
lui :

« D’une certaine façon le film et le slam poésie sont liés à la langue. Mais la langue parlée, grâce à sa vélocité et son agilité, est sans doute pour moi un instrument plus facile que le langage cinématographique. Dans ce genre de langage je suis encore légèrement dyslexique. »
.
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