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Gaby Staelens, poèmes

janvier 2, 2013

Le crâne

Deux orbites béantes surplombent ta mâchoire…
Un infini trou central, respire la poussière
Et la terre que tu hantes, joue sur toi le pressoir,
Comme nuisible compagnie, à ta sphère solitaire !

Tu dégages ma peur, et bouscules mon angoisse…
Tu reflètes mon futur sans boule de cristal ,
Et ton front qui s’écaille et tel mon temps qui passe,
Une poudre sablonneuse, aux allures de st Graal !

Tu carbures aux mystères, aux mystiques légendes,
Te réjouis du mal être des vivants complaisants,
Qui ne pensent jamais que la mort pour offrande,
N’a d’autre réponse qu’un tas d’os, sans ciment.

Tu reposes en trophée, garnit de hautes pierres,
Ou polis au sommet quand tu gagnes la guerre,
Des recherches savantes nous rendant l’illusion ,
Des épiques épopées, appelées évolutions…
***
Funestes observateurs, magiciens suspendus !
N’entendez-vous donc pas le silence attendu ?
Ce néant, abreuvoir d’où vous quêtez vos buts
N’est il pas arrosoir pour les cerveaux perdus ?

Soyez sage et laissez, à la mort ses restes…
Qu’ils retrouvent la paix sans aucune autre Hétère !
Devons-nous connaitre l’étendue de ses gestes,
Qui nous caresserons en habiles mercenaires ?

Devons nous rajouter à toutes nos peurs humaines
Des visions décharnées, de profondes douleurs ?
Ne peut-on pas attendre que nos heures soient les siennes
Sans chercher à la vaincre pour palier à nos pleurs ?

Aujourd’hui est tel qu’il ne nous appartient !
Et demain, l’incertain n’est que rêve chimérique !
Seul l’instant est palpable même si on ne le tient,
Qu’en pensant percevoir le beau ou le tragique

***
Toi, le crâne qui me toise sous ta cloche uniforme :
Dans tes yeux je peux lire ta fin inachevée,
Je ressens ta panique et ton souffle est conforme,
A celui qui est miens dans mes nuits agitées

J’entrevois ton voyage et les coups sous ta nuque !
Mes épaules se cambrent et j’ai peur de mourir…
Je dois gratter ma joue , ajuster ma perruque,
Retenir tous mes maux pour ne pas les vomir.

Je veux quitter la pièce avant de suffoquer,
A tes peurs éternelles que tu veux partager,
Et sans autre raison qu’un appel d’écorché,
Je veux poser mes mains auprès de ton sommet !

Mes paupières se ferment, et je deviens toi,
Qui courait à que faire pour échapper au sort,
La lumière m’enterre et soudain j’ai si froid,
Que j’inspire alors l’air et je reprends mon essor !

***

Je recouvre mon visage, mes pensées, mes images,
Je découvre la vacarme des rues qui se tordent,
Et j’expie mon voyage comme je crache ma rage,
Afin qu’à mon histoire, la tienne s’accorde…
.
.
.

La jalousie et Cupidon

Il est de la légende, qu’un jeune ange malicieux,
Chargé par Vénus – sa mère- de lancer une flèche,
Pour venger sa fadeur, jalouse d’autres dieux,
Et de piquer une laide sur son cœur revêche .

Il ne loupa son tir, mais tomba dans son piège,
Et de tout son archet se transperça les ailes…
D’aimer la rivale, qui se prit au manège,
Battant à coups francs la déesse éternelle.

La curiosité de Psyché sur son identité,
Fut punie de la fuite de l’ange amoureux,
Qui eu peur de déchoir de ces origines alités.
Avec force et courage, elle bravera les envieux.

Elle le retrouva qui envoyait toutes ces pointes,
Sur des hommes, des femmes , des jeunes et des vieux.
Elle lui cria son amour, et ses batailles conjointes,
Et il vécurent heureux sans complaintes des cieux.

Jupiter en bon chef n’en voulu pas à Vénus,
Et confia au jeune ange de semer aux humains :
Cet amour qu’il dégage en beauté révolue,
Et de maintenir l’arc bien fort de ses mains.

Il n’est point de montagnes, d’épreuves ou de peur,
Qui ne puissent être vaincues !
Quand l’amour est sincère nul besoin de douleur.

.
.
.

A l’Egregore

A toi, énergique invisible de mes pensées obscures,
A qui je déploie de longues ailes d’amour,
Pour rejoindre ma foi et éteindre à mon tour,
D’immortels sentiments que d’autres n’ont cure…

A toi , folie profonde, entêtement sous cloche !
Qui profites que mes joies se transforment en peine,
Pour grandir en sous-moi, parcourant mes veines,
Pour laisser ton image de gravure dans ma roche.

A toi mon adoré, antithèse fantasque, fantôme égoïste,
Serpent de mes jours qui quête en mes nuits,
Des souvenirs Résonnant en mon Esprit démuni,
Car Mémoire Incertaine n’offre qu’un son altruiste…

A toi, le Moi tourmenté se voulant rassurant,
Amant imaginaire que prévois mon égo,
Muse agile de mes sens, colorant mon Tao,
Tel un guide de survie au abonnés absents.
.
.
.

L’échiquier

Si quand les fous, têtes baissés foncent vers les tours,
Sans détours, bien qu’en crabe, menaçant les dames
De leurs flammes, qu’ils égratignent sans mots de velours,
Sans retour ? Vulnérables ! La couronne est un drame.

Laissant pendre les soupçons, les insatiables questions,
Innombrables raisons qui excusent leurs défaites…
Les bons roi au teint mat, fébrilement jettent leurs pions !
En pâture à la guerre , et sans sons de trompettes…

Sans stratèges, c’est alors un bien mauvais calcul…
Car elles imagent convoitant le plus joli des trônes,
Ces reines que les rois, prendraient bien en recul,
Sont vilaines, sont sourdes et trop souvent aphones…

Les jeux sont déjà faits, rien n’est plus à gagner !
Le roi va s’incliner comme un fou qui se pâme,
S’éjecter du plateau sur un saut de mortier,
Poussé par Le cheval qu’aura monté sa dame !
.
..
.
Gabrielle, 30 ans grandit dans les Vosges où elle commence à jouer de la plume dès ses 14 ans.
Après des études en commerce, elle devient directrice de supermarché, poste à fortes responsabilités qu’elle assume dix ans dans la même société. Son parcours professionnel la déplace jusqu’à Lyon, où elle découvre la vie en ville, qui lui insufflera l’idée de donner vie à « La starlette »…

2008, un grand virage, l’auteur change de vie : elle divorce ; elle fait publier son premier ouvrage  » les mots de Gaby, en vrac » chez Edilivre, receuil de poèmes et nouvelles, après avoir été lue et encouragée sur myspace, par d’autres auteurs.
Elle met un terme à sa carrière, en 2012 pour suivre l’élu de son cœur au beau milieu de la campagne, et s’occuper de son fils de 8 ans qu’elle n’a guère eu le temps de voir grandir jusque là.

C’est en s’installant dans une petite commune campagnarde des Vosges, à Lironcourt, croisement de la Haute-Saône et de la Haute-Marne, qu’elle retrouve la sérénité d’une vie plus calme et qu’elle décide de nous livrer les confidences de Léa.
.
pour connaître son actualité : http://toutelaculture.com/2012/11/les-confidences-dune-starlette-de-gabrielle-staelens/


Gaby_portrait-carré

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