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Patrick Aspe, poèmes

novembre 12, 2012

«  »l’azur pur tourmente l’épée qui s’agite … » »

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les rires sont des oiseaux de passage
la mémoire une éponge
la nuit une dissidente
tangue la vie des fuites lentes
mascarades sans limites
comme un filin d’acier au dessus du vide
je revois l’olivier des allées
la maison rose sous les cyprès
les grands peupliers jaunes d’octobre
précipice sans fond
sabordage des illusions
danse macabre aux sons des tamtams
le cri vient du ventre friable et déchiqueté
attirances des bleus voilés d’or sur la mer qui balance
la forêt d’endort aux silences des pins
comme un chagrin parfumé d’oranges
imaginons cette vague sur le sable doré
lancinante passion des mains qui passent sur ton dos l’huile frémissante
la colline des horizons
sables mouvants de l’enfance
mon chevalier foudroyé d’ignorance
dragon frissonnant de flammes
la lune échappe aux brouillards
élève toi élève toi vers les neiges des cimes mon cœur brisé
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l’azur pur tourmente l’épée qui s’agite …
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Les villes comme des étreintes

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les villes comme des étreintes
bleues
si lointaines
brumes à la lueur des aubes languissantes
quand passe le premier tramway du matin
cris d’appels percutants
sous le préau des arrêts infidèles
la proie
se déchire aux regards complices
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Les regards frissonnent

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les regards frissonnent
comme des tentations
râles et morsures
la coupure de la lame donne à l’acier ce goût prononcé pour le sang
s’étire sous les doigts
la frange embuée mauve et rosée des impatiences
meurtries
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Sous ton pont

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sous ton pont
tes lèvres et tes tétons
oublions au départ de l’Adour
nuit des danses dans la mémoire
dame histoire tes guêpières noires et les bas posés dans cette boîte à gants
ouverte par surprise
la voiture défonce l’asphalte
des virages
des virages
sueur moite aux raisons des partages
gifle triste
resservez moi un « quinze ans d’âge »
j’aime le goût sec de cette odeur de tourbe rouge et brune dans ma gorge
jamais fouetter le vent avec le cœur mais le prendre à pleine main
comme un ouragan de bonheur
tes larmes vont sur mon visage
faire un sillon d’iris sauvages
la lande veille sous les pierres
ici c’est la frontière
le vol des grues
au col d’Organbidexka
le bruit des nuits donne aux étoiles la lueur des doutes
oublier
oublier
tant de temps passé
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Où es-tu mon grand cheval d’or bleu,

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Où es-tu mon grand cheval d’or bleu,
vague des silences fracassante de lumières,
pomme amande suave de baisers…

L’étincelle des savanes,
des zèbres fâchent le grand thermomètre
franchir le mur du son dans la chute des vertiges
virer de bord sur un trottoir
en embrassant une belle brune du nom de Roméro
Brésil Malien dans les ruelles de Paris
les cendres de ta clope s’évaporent
libre à lui de lire Proudhon
mes zigzags lui donnent raison
éther – muer mutante
sur des talons aiguilles du midi
la corde lisse tes cheveux noirs
grignotons le pain sec et à l’eau
le pain noir
Oh déesse des rizières
la tour Eiffel est une enfance des métaux
les hauts fourneaux crient les trahisons
patrons voyous doux et divins
sacrés sacres des menteurs
la dépression n’est pas du langage de bonimenteurs
tes yeux
tes yeux
plutôt crever
bouche ouverte de métro
rire tueur des bars
l’alcool des zonards
joue au loto
roulette des tangos
l’Espagne et ses vingt-cinq pour cent de chômeurs
un torero sans habits d’or et de lumière
la misère
dame misère
les favelas de Neuilly sur Seine
belle iguane
dans tes lianes
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PETITES PHRASES

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il existe au fond des criques
des larmes
funambules
les bulles à la surface des vagues viennent crever dans ta mémoire
lointain impossible
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… lumineuse parure libre
cambrure
cassure
qui échappe dans sa ligne
fuyant
rayure
comme une déchirure
à l’horizon
des cimes…
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…le temps…
déchirure des moments…
passages
.
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le blanc des nuages
si bleu si gris
dans le ciel des orages orangés de nuit
… frayeurs
foudroyantes des tonnerres de couleurs
aux cimes
aux crêtes
de rocs tendus dans les déchirures
comme ces sommets
fragiles
écartelés
des lumières disparues…
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au coït des illusions

Poésie – poésie en éveil , quand tes soeurs te caressent d’arrogances fragiles …
Ma poésie,
loin des azurs chimiques je te veux ma tentation des lunes bleues
iguane somptueuse dans ton écrin de torpeur
nébuleuse des doutes
mon éponge
ma liqueur
oh tiède
moite à ta lèvre
transpirante
quand indécente nue
provocante
tu balances ton petit cul aux frissons des pistils
ta langue suce les sucs secrets des gingembres
alcôves des goyaves
nuit tragique des trafics
revolver révolutionnaire aux barricades des sueurs froides
je te prendrai
comme se prennent les hommes
les hommes
la bite en virgule
jouissant de ton sang
éveil des mélancolies
quand passe sur la route poussiéreuse la charrette des oubliés
oh gitane – ma gitane
frôleuse des ignorances ravageuses
tu sortiras de ton ghetto
de tes geôles
où les affreux t’ont enfermé
pour les faire bander de crispations aux cris de tes seins
Poésie poésie en éveil
quand tes soeurs te caressent d’arrogances fragiles …
de nouveau dans cette lueur
avant de claquer ma couenne de pauvre con
je te prendrai
haletant à tes pieds…
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D’autres poeèmes de Patrick AspeICI
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