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Matthias Vincenot, poète et cheville ouvrière du festival DécOuvrir à Concèze

novembre 8, 2012

source : La Montagne.fr 06/11/2012



« Je trouve étonnant que la poésie ait peu de place dans notre sociétéactuelle. Elle a suivi le mouvement, mais elle est peu reconnue ».? - Photo d’archives chrystelle bouyoux

« Je trouve étonnant que la poésie ait peu de place dans notre sociétéactuelle. Elle a suivi le mouvement, mais elle est peu reconnue ».? – Photo d’archives chrystelle bouyoux

Poète et professeur d’université, Matthias Vincenot aime se laisser transporter par la lecture. Voguer aux sons des mots, au fil de sensations et d’émotions. La liberté.

La liberté de se laisser porter par les mots

Matthias Vincenot est un poète. En décembre, il publiera son nouveau recueil écrit en un an (Éditions Lanore), « sur le temps qui passe et qu’on ne voit pas passer ».

D’emblée, il cite deux anthologies de poésie : Les plus beaux poèmes de la langue française, par Jean Orizet, et Poésies de langue française, 144 poètes autour du monde, chez Seghers. « Tout jeune déjà, j’aimais le son des mots ; j’ai compris que ça ne racontait pas forcément une histoire ».

Mais Matthias Vincenot n’est pas du genre « à lire et relire les poètes ». D’ailleurs, en ce moment, il lit Les lisières, d’Olivier Adam ; un roman avec « un très beau style d’écrivain », qui le plonge « dans une atmosphère, dans la réflexion sur les malentendus qu’il peut y avoir dans une existence ». Matthias Vincenot aime lire sans contrainte, plonger dans l’univers d’auteurs à la verve libérée, se laisser transporter… Comme il l’a fait avec Avant, pendant, après, de Jean-Marc Parisis, ou Mon dos et autres histoires, de Le Clézio ; le premier livre qui l’a marqué, en 5 e. « L’important, ce n’est pas seulement l’histoire. C’est la façon de la dire. C’est peut-être cela aussi que j’aime, dans la poésie, son pouvoir d’exprimer des atmosphères, des émotions ».

Sensations

Dans la poésie de Rimbaud en premier lieu, ses poèmes et sa prose ; Une saison en enfer. « Il veut inventer un verbe poétique accessible, du côté de la sensation. Pendant longtemps, la poésie a été contrainte par la forme ; lui a dit « Arrêtez ! C’est la sensation qui doit faire poésie » ».

Celui qui enseigne à la Sorbonne aime à palper « la chair des mots, ce qu’on ressent à partir de ce que l’on entend ». Rime ou prose, peu importe : tant qu’il y a du « rythme, de l’image, de la sensation », on est dans la poésie.

Dans celle de Bernard Mazo par exemple. Son recueil Cette absence infinie prouve, se réjouit Matthias Vincenot, « qu’il peut y avoir des mots très simples pour exprimer des sentiments très complexes ».

Le droit
de ne pas
aimer un livre

Parfois, il se sent en décalage par rapport aux auteurs qu’il aime. Plage de Manoccora, 16 h 30, de Philippe Jaenada. « Il n’est pas proche de ce que j’écris. Une sorte de pessimisme un peu froid, de lucidité poussée à l’extrême. Je ne la partage pas tout le temps, mais j’aime sa façon de mettre ces sentiments à nu », reconnaît-il.

Et parfois, il se sent en accord profond avec eux. Comme un roman, de Daniel Pennac. « Quand on est lecteur et qu’on n’aime pas, il y a comme une culpabilité. En fait, on a le droit de ne pas aimer. Pennac explique qu’on ne doit pas avoir de crainte pour la façon dont on lit ; je m’y suis reconnu ».

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