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Rouillac : Un samedi de poésie

novembre 7, 2012

Source : Sud-Ouest 06/11/2012

Francis Belliard sera à Rouillac samedi : le matin en librairie, le soir au café. (Photo DR)



La bourrache, vous connaissez ? C’est une plante à l’aspect un peu rébarbatif, couverte de poils raides, mais qui porte de très jolies fleurs bleu ciel. On lui prête des vertus médicinales voire dopantes. Les légionnaires romains en accommodaient leur vin pour se donner du courage avant les batailles.

La bourrache, c’est aussi une fleur de poète, tout du moins la fleur préférée d’un poète charentais, Francis Belliard, instituteur à la retraite qui taquine la muse depuis longtemps, et encore plus depuis qu’il a quitté sa salle de classe. Quand on voit la photo de Francis, si on ne l’a jamais rencontré, on peut imaginer que ce sexagénaire au regard un peu triste et à la barbe et aux cheveux hirsutes – comme les tiges de bourrache -, cache, sans doute quelque part dans son cœur, des fleurs de tendresse qui ne demandent qu’à éclore. Il n’y a qu’à se rendre sur son site Internet qui s’appelle – évidemment – la bourrache, pour vérifier qu’on n’était pas loin du compte.

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Des mots de tous les jours

La chanson (il chante aussi) dédiée à sa fille, pleine d’une sensibilité sans sensiblerie, en est une des preuves les plus éclatantes.

Francis Belliard se dit poète, on veut le croire. Sa notoriété est seulement régionale, mais peu lui importe, il aime les mots, leur musique et leur magie. Et sa quête quotidienne, c’est de faire partager cet amour des mots. Des mots simples de préférence. « La poésie n’est pas un genre facile. Pour certains et par la faute de quelques poètes connus mais hermétiques, la poésie semble inaccessible à monsieur tout le monde. C’est dommage et c’est surtout une idée fausse. Pour ma part, je m’efforce d’employer des mots de tous les jours qui parlent à tout un chacun. Et c’est un vrai bonheur de voir que les gens y sont réceptifs », confie le poète de Villegats (un petit village près de Ruffec), qui n’a jamais été aussi ému que le jour de sa première prestation sur scène, dans son village, devant une salle pratiquement comble.

Depuis, il s’est produit dans d’autres lieux, où il a chanté ou dédicacé ses nouvelles, avec un certain succès. Dans son poème « Les Vers solitaires », il dit que le poète est « tout juste parfois un peu austère ». Il ne vous sera pas difficile de vous persuader du contraire si vous le rencontrez samedi matin, à la Maison de la presse de Rouillac, ou si vous allez l’entendre chanter samedi soir au bar Le Zinc, à partir de 20 h 30.


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