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William Butler Yeats, le magicien de la poésie irlandaise

octobre 25, 2012

Source : Agoravox



 Il reste peu de jours pour voir l’hommage rendu à William Butler Yeats (prononcer « yeits ») au Centre Culturel Irlandais au travers d’une petite exposition.

 Né en 1865, Yeats vient d’une famille baignant dans l’art : son père John, qui peint, transmet son amour de l’art à ses enfants. Ses sœurs Lily et Lollie encouragent l’artisanat irlandais et son frère Jack est peintre.

 Les premiers vers de Yeats sont publiés en 1885 ; il a été un mauvais élève à l’école, ayant des problèmes avec l’orthographe. Il écrit dans la revue « Ye Pleiades », fondée par Lolly. Une de ses influences est William Blake dont il édite avec Edwin Ellis la première édition des œuvres complètes. Il s’en révèle le fils spirituel lorsqu’il déclare : « Dans l’imagination, il y a une révélation du moi à lui-même ». Maeterlinck et la poésie symboliste l’influencent aussi. L’écrivain Ezra Pound lui apporte une autre inspiration : le théâtre Nô, qui lui fait écrire « A la source de l’épervier ».

 En 1889, il rencontre sa muse Maud George, qu’il associe à l’image de la rose. Son amour pour elle n’est pas partagé, mais elle soutient sa création artistique. Tous deux rejoignent l’Hermetic Order of the Golden Dawn, une société secrète consacrée à l’étude de l’occultisme et de l’ésotérisme.

 Lady Gregory va aussi soutenir Yeats dans son art ; cette mécène est acquise à la cause irlandaise. Le poète s’engage pour l’Irlande en écrivant la pièce « La comtesse Kathleen », créée en 1902 avec Maud dans le rôle-titre.

Pour agir en faveur de la culture irlandaise, Yeats fonde un théâtre pour valoriser la création de son pays. Lady Gregory l’aide à créer ce théâtre, l’Abbey Theatre de Dublin, qui ouvre en 1904.

Il se marie en 1917 avec George Hyde Lees, adepte de l’écriture automatique, qui lui donnera deux enfants (leur fille Anne deviendra artiste et leur fils Michael deviendra sénateur et diplomate).

En 1923, c’est la consécration internationale : il reçoit le prix Nobel de littérature pour avoir « permis à l’esprit d’une nation toute entière de s’exprimer ».

 Avec la proclamation de la République Irlandaise en 1937, il devient sénateur : il est très actif, faisant de l’Abbey Theatre le premier théâtre anglo-saxon subventionné par l’état. Yeats fonde l’Irish Academy of Letters avec son grand ami G.B. Shaw pour lutter contre un projet de loi sur la censure.

W.B. Yeats se veut le poète de la lutte de l’esprit contre la matière (« War of Orther »). Il est également le chantre de l’Irlande éternelle : les légendes gaéliques l’inspirent. Pour lui, la poésie de doit pas être coupée de la vie.

Pour finir, ce qu’il disait de son art : « De nos querelles avec les autres nous faisons de la rhétorique. De nos querelles avec nous-mêmes, de la poésie ».

 Une adaptation de Yeats en musique par Loreena McKennitt

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