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« Poésie moderne ? Une sorte de renaissance ! »

octobre 19, 2012

Source : Ouest-France 12/10/2012



Valentin Dieumegard, Luke Bellaye et Franck Chapeleau.

Des BTS du lycée Livet se sont plongés dans la poésie contemporaine. Ils signent entretiens et critiques dans la gazette du festival Midiminuit poésie.

« L’école se trompe ! » Le plaidoyer est sans appel, lancé comme un cri par Franck, 20 ans, éditorialiste de la gazette du festival Midiminuit poésie. « On nous apprend l’alexandrin, les structures bien pensées, alignées […]. Or il existe une forme nouvelle de poésie qui n’a rien à voir avec la poésie classique. C’est une sorte de renaissance, la poésie moderne. » Comme Luke et Valentin, ses copains de promo du lycée Livet, Franck se destine au métier de chef de chantier de travaux publics. Futurs techniciens supérieurs, ces étudiants n’ont pas à priori la fibre littéraire. C’est pourtant à eux, en même temps qu’à une classe de première économique et social du lycée Guist’hau, que la Maison de la poésie s’est adressé en début d’année. En un mois, les deux classes ont lu des poèmes des auteurs invités par le festival, les ont interviewés, ont rédigé des notes de lectures. Poétique, lui aussi, le parti-pris d’embarquer dans l’aventure deux classes de niveaux différents et d’enseignements éloignés.

« Le poète, c’est un magicien »

« Je n’avais jamais lu de poésie contemporaine », témoigne Luke qui a découvert le genre en s’attelant au Précis de conjugaison ordinaire de David Poullard et Guillaume Rannou. Pas convaincu, le garçon. « Pour moi, le poète, c’est un magicien qui joue avec les mots. La poésie, c’est la beauté et la simplicité. Je ne me retrouve pas dans la poésie contemporaine. » Mais Luke est curieux et sera présent au festival, samedi, pour vérifier de visu que la poésie, c’est aussi du vivant. « Ces auteurs ont le mérite d’avoir changé les règles du jeu de la langue française. »

Valentin s’est plongé dans le recueil de Rémi Checchetto intitulé Puisement. « Il parle d’une femme qui s’est suicidée, pendue à un fil à linge bleu. J’ai trouvé ça dur à comprendre. » Franck s’est délecté de La voie des airs de Pierre Alferi. « Il ne faut pas avoir peur de ne pas comprendre. Plus de règles, une grande liberté dans l’écriture, moi je dis oui ! »

Jusqu’à dimanche 14 octobre. Ce vendredi 12 : à 19 h, à la galerie de l’école des Beaux-Arts, projection du film La poésie s’appelle reviens, de Gilles Weinzaepflen suivie d’un débat avec le réalisateur, Françoise Clédat, Jean-Michel Espitallier, Gilles Amalvi et Jean-Claude Pinson. http://www.maisondelapoesie-nantes.com

Isabelle LABARRE.

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