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Revue La Voix des Autres n°5

octobre 18, 2012



S O M M A I R E & extraits:

Pages 1 à 2: Éditorial
Dans les maquis de la poésie

Ce numéro 5 de La Voix des Autres s’engage lucidement dans les maquis de la poésie. Le Cahier central est consacré et dédié à la poète Angye Gaona qui, après avoir été emprisonnée quatre mois en 2011, se trouve en ce moment même en liberté conditionnelle. Elle attend d’être jugée dans un contexte très particulier qui est celui d’un pays, la Colombie, où toute opposition des citoyens fait d’eux des terroristes ou des criminels en puissance. Des populations (indigènes, le plus souvent) ont été déplacées, des gens disparaissent, des escadrons de paramilitaires et fascistes terrorisent le peuple avec la bénédiction du gouvernement et la complicité de l’administration US qui les soutient et juge cette situation tout à fait soutenable selon les critères sécuritaires de la démocratie yankee. Angye est devenu malgré elle un symbole vivant parce qu’elle refuse de fermer les yeux sur les atrocités qui l’entourent. Elle aurait pu rester tranquille, publier ses poèmes et répondre à des invitations prestigieuses. Sa voix admirable de poète consciente est non seulement devenue celle de son peuple mais aussi celle de toutes les femmes et les hommes qui ont à subir une répression sans autres raisons que de maintenir des croquemitaines affairistes au pouvoir…  André Chenet

Pages 3 à 11: Nadine Lefébure

« …A toi, pyramide et monolithe, l’heure est simple/ mais comment savoir sur quel pied je danse ?/ celui de la joie, celui de l’attente ?/ celui de la patience, celui de la foi/ celui des Lundis, des Jeudis,/ des Dimanches/ celui de la panique, ou de la méfiance ? …« 

Page 12: Marie Gerlaud

« …Un autre jour, le jour lui avait arraché un gémissement identique accompagné de l’identique pensée : Il est arrivé ce qui ne devrait jamais arriver. C’était qu’un nouveau malheur avait eu lieu durant le jour ; un malheur d’une autre nature que celui du premier jour, mais de même qu’il l’avait fallu pour le premier, il fallait, lui aussi, le recouvrir de silence. Alors pour la seconde fois elle avait gémi : Il est arrivé ce qui ne devrait jamais arriver…« 

Page 13 à 14: Parviz Khazraï

« ...Ses yeux venaient du fond des choses,/ ses mains venaient de l’épopée,/ son coeur était un oiseau qui chantait,/ il s’est tu…« 

Page 15 à 18: Pascal Gabellone

La parole étoilée
Sur la poésie de Cristina Castello

Page 19 à 22: Cristina Castello

« Art s’écrit avec un U/ La vie se recrée en U/ La poésie existe à cause du U

La liberté rêve en U/ La bouche est une vespérale de baisers/ Quand elle dit U…« 

Page 23 à 26: Mahmoud Darwich, choix de poèmes traduits par Kader Rabia

Page 27: André Chenet

« Moi, le loup blanc/ des lunes mortes/ je sortirai de ma tanière/ j’avancerai le nez au vent/ et me glisserai/ entre les vigies pâles de l’aube…« 

Page 28 à 29: Albert Anor

« …Il y a un point d’abîme qui fait signe/ dans le glissement d’une image à l’autre/ et trace un appel lancé depuis le temps/ par ce qui est sans parole…« 

Page 30: Ghyslaine Leloup

« Quel nom donner à ce monde où vous ne serez plus/ Cristal ou retour à l’inertie du sable/ Ô battements d’autres jours ô plénitude des ombres…« 

Page 31 à 32: Jean-Michel Sananès

« La mort et toutes les erreurs du ciel/ La vie et tous ces crimes sur les chemins d’enfance/ L’espoir qui court de l’âme au de profundis de l’oubli/ Partout je ne vois que des tombeaux/ Où est l’homme qui se voulait debout ? …« 

Page 33 à 50: Cahier Spécial ANGYE GAONA

« …Ce sont des mains et elles s’élèvent dans les montagnes,/ des mains de magma s’emparent des domaines./.. Ni trône ni propriété ni usure/ rien ne reste  debout…« 

Extrait de l’entretien avec Angye, par Cristina Castello:

– C.C. : Le feu prométhéen, comme ta poésie, se recrée
elle-même en toi, pour recréer le monde…

– A.G. : Peut-être. La poésie c’est un défi : celui de passer

à la poésie en action. La vie, en ce moment, marche à
l’envers, elle ne va pas vers cette valeur nourricière dont
nous puissions nous servir tous. La poésie est de trop
dans ce monde, elle est le superflu, ce qu’on écarte. Le
langage poétique est trop élaboré. On le tient pour un
résidu, un déchet ; et comme il est le plus nourrissant il
cède à la volonté anthropomorphique de celui qui se croit
supérieur. Ce qui est poétique contemple patiemment tout
ce gâchis vital généralisé et standardisé avec animosité

par le langage technique de la presse, de la politicaillerie
et de la mauvaise foi.

En esta lengua
que hablo,
¿ quién soy ?

Page 51 à 52: à l i r e à d é c o u v r i r

Annie Lebrun, “Ailleurs et autrement” par Nathalie Riera

Page 53 à 56: Rodrigo Verdugo Pizarro

« ...S’éveiller à tes côtés vaut reconstruire une fontaine avec nos bouches/ Nous fuyons loin sur nos chevaux, mais nous butons sur l’éclair/ Et pour ne pas buter encore sur lui/ Nous fortifions ce qui entre par les étoiles et ressort par les blessures,/ Avec des flammes qui semblent des mots croisés, là, en pleine nuit/ Deux armures enlacées sont attirées par la roue miraculeuse…« 

Page 60 à 61: Emmanuelle K.

« ...Etre poètes/ Suppose le courage/ d’une bonté/ secrète/ comme un art…« 

Page 60 à 65: Ernest Pépin

« Dans les îles de la Caraïbe, les Roches Gravées portent les traces sculptées par les précolombiens./ Cri muet d’un génocide, elles préservent une présence
inconsolée qui témoigne de la germination douloureuse de/ nos histoires./ Ce sont nos paroles premières dont l’écho tremble encore/ en nous donnant un regard particulier sur le mouvement du monde…
« 

Page 66 à 67:  Alda Merini

« …Qui veut trouver quelque chose de pervers dans la construction de la poésie se trompe. Il faut au contraire y trouver un tissu humain hautement tragique qui a fatalement dévié le cours de l’histoire individuelle…« 

Page 68 à 69: Jean-Pierre Faye

« …(Car un peuple ouvre et se ferme/ plus simplement que l’eau
on le trace et il se divise/ on le refait avec la main)…
« 

Page 70 à 71: Jackie Plaetevoet

« Tendre l’encre comme la fronde et trouer le temps fantôme/ en jetant l’encre à la face de la potence.« 

Page 72 à 73: Serge Mathurin Thebaud 

« Avec Guillevic/ nous aimions parler de la chair/ quand le silence était absent/ Nous parlions peu du poème/ Nous évoquions la terre natale... »

Page 74 à 78: Kader Rabia

« C’est quoi ce monde sans vin sans folie ?/ C’est quoi ces êtres qui se lèvent tôt/ Pour préparer la guerre et tuer la poésie ? …« 

Page 79 à 80: le coin des Haïku
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Pour commander La Voix des Autres,

écrire à : voixdesautres@wanadoo.fr


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