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Poèmes d’Anna Niarakis (Grèce)

juillet 4, 2012


1) Deus ex machina
A Louis

J’ai mis à laver hier. Sans prélavage,
Avec un détergent qu’il nettoie à 40 degrés.
Et puis je me suis mise à pleurer.
Nous étions restés moi, la machine à laver, le réfrigérateur, le grille-pain, la cuisine et le radiateur.
Heureusement, tandis que les sanglots et la vitesse de la machine à laver culminaient,
Il est entré par la fenêtre ouverte mon chat et miaulant en colère
il m’a dit de te dire que tu es un connard grand.
.
.
.
2)L’état triste des humains

L’état triste des humains

Des humains avec leurs sens perdu
avec des sentiments perdus
qui suffoquent sous des draps chair,
ci-dessous des solitudes empruntées – recherchant
la béquille de l’ existence

Je te veux, m’ont dit tes yeux
Je te veux, m’a dit ton corps

Et je,

je recherche états d’étoiles
différentes de celles que mes antennes
capturent
identiques à celles que tes veines
dictent.
.
.
.
3)Quantum

Tu, ailleurs.
Dans une chambre d’un autre continent.
Murs décorés avec des cadres trouvés dans des poubelles
Et a quelque part cachées
mes lettres.

Moi, a quelque part ici.
Dans une autre chambre.
Ornée de photos de bébé.
Et a quelque part cachées
tes lettres.
Nous ne pourrons jamais répondre, tu as dit.
Chacun portant sa propre solitude.
Nous ne nous écrirons plus
Les murs et les étagères ne pouvaient pas lever
autre décoration.
.
.
.
4)De nuit peut être

Lutine de la forêt urbaine
l’errance ressemble
quand elle est voyant par périscope.
À la profondeur, rideaux de gaz d’échappement
assombrissent la perspective.
Comme si le poids est partagé inégalement
sur les escaliers roulants et sur les caves.

Taches dépareillées reconstituent
Hologrammes la, où tu respirais.
Lignes que lévitent non-dessinées
et une pluie faible, incapable
pour lisser les frictions, stagne à côté de
ta pensée…
.
.
.
5)Absence

Ton absence grimpe que le chat
de gouttière, se faufile
par les fenêtres ouvertes le soir

Et si parfois je me réveille au bruit fort
– c’est le chat qui est broyé dans des pots.

Il miaule un peu raleusement, puis il couche
dans mon lit. De sept vies lui,

plus résistante ton absence.
.
.
.
6)A tu

A tu, s’adresse ce poème.
Comme tant d’autres.

A tu, qui tu graves hiéroglyphes
sous la lune d’un désert.
Ou d’une ville déserte, tachant
ses murs sales avec peinture rouge.

Errant, aube
Demi éméché, demi fou
dans les rues, places et des permis
autoroutes,

immobile.

A tu, qui tient à l’écart
de silence, bégayant devant
Le feu et sa colère égarée

Qui tu plantes jacinthes dans un
colline sec de mots morts et
tu attends le printemps.
Corps des impulsions déséquilibres
soigné
solide et lourd
dans la clarté de ta tristesse.
Perdu.
Tu découvres ce que tu
vas perdre encore et encore.
Tu secoues du noir
les épaulettes colorées
et tu tires ta route
Espoir improbable de mon obsession.
À tu,
que je ne connais pas
qui tu es,
Je sais seulement que
tu viens…
.
.
.
7) Atterrissage

Moi. Que la pluie.
Restée à tordre cigarettes
la solitude sous une
lampe de la municipalité.
Brisée.
Goutte à goutte à passer
de l’inexistence
A la lumière de dôme
puis à nouveau dans le néant.

Chaque fois que les nuages sont pressés
secrètement dans le poussage de la nuit
je recherche anxieusement d’une lampe brisée.
Avec l’espoir de me revois
briller faible, dissoute
dans un passage éphémère
avant l’atterrissage.
.
.
.
8)Déséquilibre

Mon corps exécute le faisable.
Mon esprit est enclin à l’impossible.

Si tu ne t’appelais pas Chimère, je ne t’aimerais pas
.

.
9)1 minute

Heure 20:37.
Je ripe mes chairs, la mémoire
l’innocence oubliée.
Seul, nu j’erre
A six dimensions
avec les six sens.
Je regarde latéral le labyrinthe
formé par ton oreille.
Puis je plonge et disparais.
Je subis l’électrocution,
par les neurones
de ton cerveau.
Electrochoc.

Je me réveille plein de sang
sur le ventre gauche de ton cœur.
Je respire et vibre à un rythme étranger.
Ta pulsation.
Quelque chose te dérange.

Je deviens glaire qui se plante dans tes poumons.
Tu tousses et tu me craches sur le tapis
Je me lève, je fais mes cheveux et je m’assieds.
Tu m’offris café et me demandes ce qui étais
J’allume une cigarette, la fumée m’enroule
Et je disparais.
.
.
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Anna Niarakis est née en mai 1979 à Athènes. Elle est chimiste avec des études supérieures (M.Sc., Ph.D.) en biochimie.Elle travaille comme chercheur à l’Ecole Normale Supérieure, Paris.
Poèmes, textes et traductions sont inclus dans des anthologies et des revues littéraires, en version imprimée et en ligne , grecs et étrangers.
Elle a publié des recueils de poèmes:
Cahier d’experiments (2010), Editiones Charamada, (traduit en espagnol par Mario Dominguez Parra)
Le partie des anges (2012) Lulu.com.
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son blog


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Recueil d’Anna Niarakis sur Lulu.com

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  1. juillet 4, 2012 7:31

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