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Jack Kerouac, haïkus

mai 23, 2012


Rose Fantôme
La luxure
Est un Léopard

*
*

Je bois mon thé
et dis
Mh mh

*
*

Moi, toi – toi, moi
Tout le monde
– Hi hi

*
*

Blizzard dans les banlieues
– des vieux conduisent lentement
Vers le magasin 3 rues plus loin

*
*

Crépuscule – Le blizzard
dissimule tout,
Même la nuit

*
*

Les poupées jaunes prosternées
– La pauvre dame
Est morte

*
*

De superbes jeunes filles
grimpent les marches de la bibliothèque
En short.

*
*

Pendant un instant
la lune
A porté des lunettes

*
*

Une sorcière jaune mâche
une cigarette,
Ces feuilles d’automne

*
*

Longues soirées d’alcool
et de piano – Noël
S’en est allé.

*
*

Terrain de baseball vide,
un rouge-gorge
Sautille sur le banc.

*
*

Saoul comme un cochon
j’écris des lettres
Sous l’orage

*
*

Et le chat silencieux
assis près du poteau
Perçoit la lune

*
*

Ancien ancien monde
– jupes moulantes
Près de la voiture neuve

*
*

La première gelée a fait tomber
toutes les feuilles
La nuit dernière – fumée de feuilles

*
*

Mémère dit: « Les planètes sont
espacées pour que les gens
Se fichent la paix. »

*
*

Le soir descend –
la secrétaire
Desserre son écharpe.

*
*

Gelée
sur le sentier des oiseaux,
Une feuille d’automne.

*
*

Dans mon armoire à pharmacie,
la mouche d’hiver
Est morte de vieillesse.

*
*

Brume devant le pic
– le rêve
Continue.

*
*

Nuit tombante,
un garçon bat les pissenlits
Avec un bâton.

*
*

Les semelles de mes chaussures
sont propres
à force de marcher sous la pluie.

*
*

Toute la journée j’ai porté
un chapeau qui n’était pas
Sur ma tête

*
*

Dans mon armoire à pharmacie
la mouche d’hiver
Est morte de vieillesse

*
*

La chaise d’été
se balance toute seule
Dans le blizzard

*
*

Ce soir de juillet
Une grosse grenouille
Sur le pas de ma porte

*
*

Bon j’émerge,
2 heures de l’après-midi –
Quel jour sommes-nous ?

*
*

Saoul comme un cochon
j’écris des lettres
Sous l’orage

*
*

Fou j’ai écrit des rideaux
de
poésie en feu

*
*

L’arbre qui bouge
au clair de lune
Voit clair dans mon jeu

*
*

Marchant sur l’eau
mon ombre,
Plus lourde que le plomb

*
*

Douce pluie du petit matin
deux gros bourdons
Fredonnent au travail

*
*

*
*

Jack KEROUAC, « Le Livre des Haïku »

*
*

Jack Kerouac et le haïku: itinéraire dans l’errance de Bertrand Agostini et Christiane Pajotin

One Comment leave one →
  1. godwin ngozi permalink
    novembre 29, 2012 11:23

    hellow;let us be friends

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