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Isabelle Gaudet-Labine

avril 30, 2012


les heures rôdent en bêtes agitées

tu pars sans âge

nos manteaux
laissés l’un dans l’autre

plus tendres que nous

ta peau déteint encore
argentée comme la poussière
d’une aile de papillon tué

tu as laissé cette trace
plus forte que l’adieu

respirer
nouvelle vivante

je n’étais pas là raconte
ton histoire (ta peau)

d’autres histoires

le geste de la main
quand elle ignore l’autre main
et caresse la peau
des cuisses

dans le noir
le geste

quand la main cherche
l’autre main

les doigts peu à peu
découvrent la peau

façon de connaître

je me dénude devant toi
vois-tu comme
soudain
je te ressemble

peau d’homme-femme humée par un dieu
en forme de poisson géant

peau lavée sans salive
d’un seul geste répété
sincèrement tout près

sexes baignés d’océans


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