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DOUGZ – JOUR SANS FIN

mai 15, 2017

20 Mai : Rencontres Poésie vivante avec Sabine Huynh

mai 15, 2017


Dans le cadre du Printemps des poètes et des rencontres de poésie d’Adeline Baldacchino.
La rencontre du 20 mai, animée par Adeline Baldacchino, sera ponctuée de temps lectures et de conversations sur la manière dont Sabine Huynh est venue à la poésie, et dont elle écrit et traduit de la poésie.
Venez, ça nous fera plaisir !
Informations sur le lieu :
Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris
Métro : Châtelet
http://www.lesdechargeurs.fr/spectacle/sabine-huynh

20-21 Mai : Proteste/Conteste à OBLIK

mai 15, 2017


L’atelier OBLIK acceuille l’exposition

PROTESTE/CONTESTE
Opinion, révolte, cri d’amour ou de colère, discours contestataire,témoignage, provocation,exigence, évidence révélée, l’art comme témoin de son époque, lanceur d’alerte, secoueur de consciences

EXPOSITION COLLECTIVE
Alain Tardieu (peinture) – Catherine Ursin (peinture) – Claire Courdavault (dessin) – Damien Roudeau (reporter graphique) – Erwan Keruzoré (plasticien)- Hm Saïd (peinture) – Ka (peinture)- Karotte (peinture) – Xavier Péron (graphiste typographe)

INTERMEDE MUSICAL
Sheriff Perkins ….samedi à 19h

IMPRESSION D’AFFICHES EN DIRECT
Choisis ton fond et ton slogan,imprime, repars avec ton tirage (participation aux frais : 2€)

et aussi : Visite des ateliers des artistes résidents à Oblik.
OUVERTURES:
Samedi 20 mai de 16h à minuit – dimanche 21 mai de 15h à 20h
Commissaires d’exposition : Sonja The Red et Ka

Association Oblik
19 rue du docteur Emile Roux 92110 Clichy la Garenne
oblik.atelier@free.fr
http://www.atelieroblik.com

Comment venir à Oblik :
M13 Mairie de Clichy
M13 et RER C Porte de Clichy Bus 74 ou 54
Périphérique extérieur sortie Porte de Clichy

26 Mai 2017 : Poètes en Résonances avec Gérard Cartier et Lili Frikh

mai 15, 2017


Ce mois-ci la Compagnie Résonances est très heureuse de vous inviter, en partenariat avec le Marché de la Poésie à la soirée Poètes en Résonances le Vendredi 26 Mai à 20h.

**Lecture par les poètes Gérard Cartier et Lili Frikh, accompagnés de Maxime Perrin, musicien.**

Entrée libre. Accueil prévu pour les enfants,

La soirée se poursuivra autour d’une collation festive.

Poètes en Résonances est un rendez-vous mensuel proposé par Naïma Taleb, directrice artistique, et Seyhmus Dagtekin, poète, romancier et membre de la Compagnie Résonances tous les derniers vendredis du mois.

Rainer Maria Rilke : Extrait de « Lettres à un jeune poète »

mai 15, 2017

Rainer Maria Rilke : Extrait de « Lettres à un jeune poète »

Vous demandez si vos vers sont bons. Vous me le demandez à moi. Vous l’avez déjà demandé à d’autres. Vous les envoyez aux revues. Vous les comparez à d’autres poèmes et vous vous alarmez quand certaines rédactions écartent vos essais poétiques. Désormais (puisque vous m’avez permis de vous conseiller), je vous prie de renoncer à tout cela. Votre regard est tourné vers le dehors ; c’est cela surtout que maintenant vous ne devez plus faire. Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n’est qu’un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s’il pousse ses racines au plus profond de votre cœur. Confessez-vous à vous-même : mourriezvous s’il vous était défendu d’écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l’heure la plus silencieuse de votre nuit : « Suis-je vraiment contraint d’écrire ? » Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : « Je dois », alors construisez votre vie selon cette nécessité. Votre vie, jusque dans son heure la plus indifférente, la plus vide, doit devenir signe et témoin d’une telle poussée. Alors, approchez de la nature. Essayez de dire, comme si vous étiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous vivez, aimez, perdez. N’écrivez pas de poèmes d’amour. Évitez d’abord ces thèmes trop courants : ce sont les plus difficiles. Là où des traditions sûres, parfois brillantes, se présentent en nombre, le poète ne peut livrer son propre moi qu’en pleine maturité de sa force. Fuyez les grand sujets pour ceux que votre quotidien vous offre. Dites vos tristesses et vos désirs, les pensées qui vous viennent, votre foi en une beauté. Dites tout cela avec une sincérité intime, tranquille et humble. Utilisez pour vous exprimer les choses qui vous entourent, les images de vos songes, les objets de vos souvenirs. Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. Pour le créateur rien n’est pauvre, il n’est pas de lieux pauvres, indifférents. Même si vous étiez dans une prison, dont les murs étoufferaient tous les bruits du monde, ne vous resterait-il pas toujours votre enfance, cette précieuse, cette royale richesse, ce trésor des souvenirs ? Tournez là votre esprit. Tentez de remettre à flot de ce vaste passé les impressions coulées. Votre personnalité se fortifiera, votre solitude se peuplera et vous deviendra comme une demeure aux heures incertaines du jour, fermée aux bruits du dehors. Et si de ce retour en vous-même, de cette plongée dans votre propre monde, des vers vous viennent, alors vous ne songerez pas à demander si ces vers sont bons. Vous n’essaierez pas d’intéresser des revues à ces travaux, car vous en jouirez comme d’une possession naturelle, qui vous sera chère, comme l’un de vos modes de vie et d’expression. Une œuvre d’art est bonne quand elle est née d’une nécessité. C’est la nature de son origine qui la juge. Aussi, cher Monsieur, n’ai-je pu vous donner d’autre conseil que celui-ci : entrez en vous-même, sondez les profondeurs où votre vie prend sa source. C’est là que vous trouverez la réponse à la question : devez-vous créer ? De cette réponse recueillez le son sans en forcer le sens. Il en sortira peut-être que l’Art vous appelle. Alors prenez ce destin, portez-le, avec son poids et sa grandeur, sans jamais exiger une récompense qui pourrait venir du dehors. Car le créateur doit être tout un univers pour lui-même, tout trouver en lui-même et dans cette part de la Nature à laquelle il s’est joint.

Il se pourrait qu’après cette descente en vousmême, dans le « solitaire » de vous-même, vous dussiez renoncer à devenir poète. (Il suffit, selon moi, de sentir que l’on pourrait vivre sans écrire pour qu’il soit interdit d’écrire.) Alors même, cette plongée que je vous demande n’aura pas été vaine. Votre vie lui devra en tout cas des chemins à elle. Que ces chemins vous soient bons, heureux et larges, je vous le souhaite plus que je ne saurais le dire.

Que pourrais-je ajouter ? L’accent me semble mis sur tout ce qui importe. Au fond, je n’ai tenu qu’à vous conseiller de croître selon votre loi, gravement, sereinement. Vous ne pourriez plus violemment troubler votre évolution qu’en dirigeant votre regard au dehors, qu’en attendant du dehors des réponses que seul votre sentiment le plus intime, à l’heure la plus silencieuse, saura peut-être vous donner.

Jan Baetens : « Vivre sa vie et autres poèmes » extraits

mai 15, 2017


Deux coups, trois coups
Et une rue quelconque,
Borgne, sans vue, mais
Avec d’autres vue.
Une façade est là
Qui n’existe plus.
Un passant s’éloigne.
On dirait un nuage.
Même vu de face,
Toujours descendant,
Toujours fuyant

*
*

L’attachée de presse

Laissé ouvert, son téléphone
Etait blanc, et roses ses joues.
Elle était simple et douce et bonne
A regarder s’écouler, d’où
Elle était, le temps monotone.
Toulet eût-il dit que de Meurthe
Elle était native ? Mes yeux
Entre sa peau et son T-shirt
L’attendaient. Un appel ou deux,
Je la trouvais, ouille, un peu flirt.

*
*

Se confondent c’est fait pour
On dit à coups de clichés

Des chambres sourdes il sourd
Des paroles sous-titrées

Du cœur léger du cœur lourd
La langue paraît donnée

Enfin enfin enfin pour
La première fois parler

C’est facile quand d’amour
C’est qu’on parle tout charmé

Du charme celui qui court
N’a pas le temps d’être oublié

*
*

Des hommes habillés de leurs voitures.
Des voitures habitées par des hommes.
Pour faire l’amour les hommes qui aiment
Leur voiture, la prennent, puis la sortent.

Ils en sortent pour lire ces affiches
Qui restent pour nous le visage même
De la ville, de l’esprit de ce temps
Amoureux des voitures et du twist.

Le mouvement s’arrête. L’affiche règne.
Et la lecture. Et la question du sens.
On tue le sens, on déchiffre un regard.

Maintenant on ne voit plus la voiture.
Les femmes conduisent vers cette chambre
Sans habits et que personne n’habite.

**

Librement d’après Magritte, le « 16 septembre » (1955)

Un monde dans un arbre,
Le monde dans une feuille,
Une ligne,
Un point,
Et partout
L’idée d’un monde, l’idée du monde.
Ceci est mon tableau
Mais il ne représente pas un arbre.
C’est l’arbre qui représente le tableau.
Car dès qu’il y a arbre, il y a tableau :
Une image qui se passe de hors-cadre,
Un sapin de Noël où égarer les lunes ?
Une face cachée, du jamais vu,
Un étalement qui vaut concentration,
Un monde double,
Mais on ne veut plus de l’autre.

*
*

Schuiten-Peeters, auteur complet

Chaque fois que je me quitte
Pour marcher à mes côtés
Je préfère qu’on évite
Moi et moi-même, d’aller

Aux sujets que l’un l’autre
A nous-mêmes nous taisons.
Et avec douceur d’apôtre
Il se parle brimborions.

Après vous, m’entends-je dire ;
Et lui : mais tutoyez-moi,
Confrère, car je sais lire

En votre peu de surmoi,
Ensemble on survit pusqu’en-
Semble avec moi je suis né…

.

Sophie Brassart : Poèmes extraits d’un recueil inédit « Parenthèses de la lumière »

mai 15, 2017

Puis-je entrer

des êtres regardant le champ
comme des hommes : blé, vent

& la soie rouge des pensées
A perte de vie

(Pour chaque corolle)
Un espace se disjoint

Silence sur tes yeux
sur le front du hasard

je tresse une couronne de
coquelicots

avec un seul fil : blé, vent
qui s’engouffre à l’infini

.
*
.

(Nourri d’hommes et de pierres)

Le vent écrase la pluie sur un cheval de trait
fourre dans sa bouche les restes de l’eau paisible

j’ai
aperçu l’attente
A travers son visage

pareil au Rocher supportant le tertre

Rien ne te délivre

.
*
.

L’ombre est lente et j’erre
sous l’eau brisée

Mes mains sont des mots

Un nom coupé s’efface sur le livre des morts

Aujourd’hui comme hier arrachant
La peur qui soustrait l’enfance
& l’enfant regarde

Une libellule
Au bord de la rivière

Un sourire flotte

.
*
.

Rivages, caveaux de l’esprit

Le pas du cheval sur
le sable gris
soulève des appétits de carnage

Dans le reflet du monde
Mes pas n’oublient pas l’empreinte

Un vieil homme la mère peut-être aura marché

Les bras croisés derrière mon dos

Désirant vivre
j’avale des cendres

.
*
.

Derrière le soir
je n’attends pas de nouveau pays

Devant moi se dresse une montagne de feuilles sèches
elles s’enchevêtrent autour de mes veines. Je ressemble à l’exil

Au-milieu du silence

je ressemble au bois qui ruisselle
il contient et ne contient pas
la route vide

est-ce au-dessus du vide

J’attends ce qui jaillit

.

Sophie Brassart : Plasticienne et poète, travaille le geste poétique à l’encre; vit à Montreuil.
Les travaux sont visibles sur son blog Toile poétique (http://graindeble.blogspot.fr), sur le site Toile sonore (www.toilesonore.com) ainsi que dans plusieurs revues de poésie contemporaine.

Morgan RIET « Sous la cognée » extraits

mai 15, 2017


Dyane jaune

Valises entassées
dans la Dyane jaune.
Départ à l’aube
pour des vacances
tout en bas
de la France
au sommet
des Pyrénées.

Tout au long de la route,
la seule musique
du moteur,
citron aigu pressé
en continu dans nos cages
à miel
au fond du pot
de l’abeille au vol lent de papa

et maman reine
du panneau loupé au tournant,
et nous,
sur la banquette en skaï
toute brûlante
de notre impatience,

qui rivions par moments nos quinquets
aux nuages,
aux formes et visages révélés,

qui filions, de la sorte,
sans le savoir,
la métaphore, pour dépasser les bornes.

.

Miroir

Elle revient
sur la feuille,
la voie ferrée
sous le pont.


Rails, chemin
de traverse,
mon regard
se projette

train loin derrière

où l’été brûle
le garde-fou, la fleur
de peau, mon regard
poursuivant le

train loin devant.

Elle revient
sur la feuille,
la voie, forêt
d’émotions.

.

Oasis

Dans la pénombre,
dans le feutré,
sous un amoncellement
de draps et couvertures
maintenus grâce à des chaises
au-dessus de nos têtes,

nous étouffions joyeusement de lenteur ;

et sans doute, même,
fûmes-nous caravane
dévalant vaste étendue de sable et ciel
enfouie dans les plis d’un seul

instant.

.

Rideau

Es-tu sûr ?
le veux-tu vraiment ? –

Et voici que je m’en-
gage avec elles
et eux dans le hall.
Du temps
qui s’étrange,
m’étrangle,
je descends
– l’escalier.

Derrière le rideau,
sur la table,
peau de neige,
pantalon noir,
pull à col roulé violet
pour camoufler

– traces…

Derrière le rideau
de mon cœur,
ce dernier baiser
sur ton front cerné
d’oiseaux sauvages
et cette plaine

– où ma peine
sans ailes.

.



R12

Rouge
la R12
de ton oncle.

Rien
ne la distinguant
des autres,

n’était, peut-être,
cette antenne –

digne d’un James Bond,
télescopique,
à commande électrique,
fixée sur l’aile arrière gauche –

devant laquelle
tes billes blanches
et vertes

roulaient, grisées,
des mécaniques.

.

Tours de piste

I

Adolescence,
hiver,
autos tamponneuses,
Gauquelin Despallières .

Quelque chose à dire.
Je ne sais quoi.
Alors je creuse
autour de cette idée-là :

Adolescence,
hiver,
autos tamponneuses,
Gauquelin Despallières…

Alors je guette
un choc, un déclic,
entre les mots rompus
aux tours de piste :

Adolescence,
hiver,
autos tamponneuses,
Gauquelin Despallières…

…/…

…/…

Entrain fantôme…
je repars de là,
à peine étourdi,
sans d’autres jetons

à glisser, ce coup-ci,
dans la fente
de la machine
à poémer le temps.

II

A quelques jours
de Noël,
vingt ans plus tard
environ,

un manège
sur la place,
le même
à peu près

ainsi
que le froid
qui sévit
et saisit,

à cet instant
précis,
mots et visage
à une ride

près.

Place Gauquelin Despallières à Bayeux appelée aussi Place aux cochons par les gens du coin.

.

Extrait de « Sous la cognée » – éd. Voix Tissées – 8€ (+ 1 de port)
105, avenue Aristide Briand – 92120 Montrouge
http://www.voix-tissees.com


Anna Maria Caroline Celli, Jean-Claude Crommelynck, Marie-Paule Bargès : « De l’humain pour les migrants »

mai 15, 2017


Anna Maria Caroline Celli

Comme les femmes de la première terre
Je marche
Avec des cheveux d’orage
Figure de barbarie
Je déracine les baobabs
Pour les planter au creux des vagues
Je bâtirai sur leurs os vastes
Une pauvre hutte
Une pirogue avec un toit
Où je coucherai ma fatigue du monde
Une barque avec des murs
Des lucarnes d’azur
Aux premiers feux de l’aube
Je viendrai boire l’hémorragie des cieux
La plante des pieds des danseurs du sable
Fera trembler mon cœur

Extrait de « Le pilon dit non », Asphodèle Editions

.


Jean-Claude Crommelynck

L’Accueil.

Avec les yeux d’exil
Et un cœur d’océan
Je tente de dormir sur la houle mauvaise
Le temps coule entre mes doigts.
Je fais le mort pour rester vivant
Le vaste vent emporte mes rêves illusoires
Le jeu cruel de la nuit sans lune
Qui épouse la mer me vrille la tête.
Le coude à coudes dans les côtes
Encastrés dans les autres
Sur la lourde barge qui joue à nous faire peur
Comme l’attraction de foire.
Le destin a tout son temps
Il attend patiemment de prendre sa part
Il a pris place, nous accompagne, il cherche
Dans nos yeux si s’attarde encore la chimère d’espoir.
La nuit ne finit pas, les eaux noires inouïes
Font de gigantesques murs d’écume
S’ouvrent et se referment les blessures d’abysses
Elles accueillent les mendiants de vie.
Il n’y a plus de temps
Ni bord ni coudes rien que l’eau furieuse
Seuls sous l’aube naissante
Les corps sans vie s’échouent sur l’accueil des plages.

.


Marie-Paule Bargès

Parfois
on est fragile
parfois
trop de lumière
sur soi
parfois
trop de douleur
de chagrin
on chancelle
parfois
on tremble
on vacille…
Parfois on aimerait
se cacher dans l’ombre
disparaître parfois
derrière les arbres
dans un bois
sous les feuilles
qui oscillent
comme soi…
Parfois
on est seul
on chavire
on tremble
on vacille
on a peur
parfois
on frémit…
Parfois
il fait chaud
mais étrangement
on a froid…
Parfois
étranger
on a juste besoin
d’un autre que soi.

*
.
*

Le père de tous nos pères
C’était L’Errant, comme il était dit…
Depuis tant de générations
Les sacs et balluchons étaient toujours prêts…
A chaque frontière passée,
C’était une nouvelle langue, de nouveaux usages.
A chaque frontière passée,
On nous jetait des pierres encore,
Nos pères étaient battus, et tues…
Montrés du doigt par la populace,
Martyrisés par des tyrans immondes,
Nous gardions notre foi aussi vive….
A chaque frontière passée
Naissaient d’autres enfants,
Dans la misère de l’errance,
Notre peuple jamais ne se désunit.
Vint le jour où il fut choisi une terre
Qui devint notre. Béni soit l’Eternel.
De l’au-delà, le père de tous nos pères
Devait sourire à ce bonheur.
A la table de ses héritiers,
Il était parlé toutes les langues de l’exil.
Une seule fut unanime, celle venue du fond des âges
Celle des berceuses de nos mères
Au travers des tourmentes des âges…

.

Ces trois auteurs participent au recueil collectif
De l’humain pour les migrants initié par Jean Leznod, initiative soutenue par poesiemuziketc

Alain Nahum "les porteurs"

mai 15, 2017


© Christophe BREGAINT

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